QUELQUES ERREURS DE L'EGLISE CATHOLIQUE (Quosdam errores Ecclesiae catholicae) -
N.D.L.R. : Avec l'aimable autorisation du rédacteur dont la signature figure à la fin de ce texte, nous publions l'intégralité de sa présente étude. Que l'Esprit-Saint lui permette de poursuivre ses pertinentes analyses. Amen !
Frère Yves 11 novembre 2024
La papauté
Le pape est le chef de l’Église catholique et de tous les catholiques. Ce dernier est considéré comme le successeur de Pierre l’apôtre, (Évêque de Rome, selon Matthieu 16:18-19), le Christ aurait fait de Pierre le chef de l’Église et lui a donné les « clefs du royaume » (c’est-à-dire que tout ce qu’il lie sur la Terre reste lié dans le Royaume de Dieu, et réciproquement). Mais, la papauté en tant qu’institution n’est à aucun endroit, mentionnée dans la Bible.
La confession à un prêtre
Dans la tradition catholique, les péchés sont confessés à un prêtre, mais la Bible nous dit que les péchés doivent être confessés à Dieu. Selon 1Jean 1:19 : « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste (Dieu) pour nous les pardonner, et nous purifier de toute iniquité ».
Le purgatoire
Le concept du purgatoire, lieu où les âmes de ceux qui ont péché, attendent d’être purifiées avant de pouvoir entrer dans le royaume de Dieu, est abordé dans le « catéchisme de l’Église catholique ». Toutefois, ce concept n’est pas mentionné dans la Bible.
Appeler les prêtres « mon père »
Les catholiques appellent leurs prêtres « pères », mais Matthieu 23:9 s’oppose clairement à ce principe de cette façon : « et n’appelez personne sur la terre « votre père », car un seul est votre père (ou créateur), celui qui est dans les cieux »
Le célibat
Le célibat est mentionné dans la Bible, mais il n’est pas dit que les prêtres doivent rester célibataire. Dans 1Thimothée 3:2-5, il est mentionné que les « responsables » doivent être mariés et bien s’occuper de leurs enfants avant d’enseigner les fidèles. De plus, si Paul a encouragé ceux qui prêchent à n’être pas mariés comme lui, c’est pour bien se consacrer à leur sacerdoce et ceci est un avis personnel et non une directive.
Le rosaire
La prière où l’on utilise des perles, remonte aux traditions anciennes. Le chapelet, en tant qu’objet à utiliser pour la prière, n’est aucunement mentionné dans la Bible.
Le culte des saints
La vénération des saints ne figure pas dans la Bible, elle peut être interprétée comme de l’idolâtrie (Exode 20:4) : « Tu ne feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre » On parle bien ici de « statues » (image taillée) que l’on pourrait vénérer dans un lieu saint et non les autres représentations naturelles.
On trouve souvent des images de Jésus ou de personnages appelés « saints » dans les églises catholiques, mais la Bible interdit l’adoration des « idoles » (Apocalypse 9:20), de plus ces « saints » sont morts et selon Deutéronome 18:10, il est strictement interdit de communiquer avec les morts. Dans les lettres des apôtres qui suivent les évangiles, ceux-ci s’adressent aux membres de l’Église et les appellent « saints » (Éphésiens 1:1, Philippiens 1:1, Romains 1:7).
Marie
La mère de Jésus est vénérée dans le catholicisme, elle est dite apparue à des hommes ou des femmes à plusieurs reprises et, certains lui vouent un culte particulier. Ils disent d’ailleurs, à la suite du Concile d’Ephese (431), qu’elle a été « élevée au ciel » Pourtant Luc 11:27 décrit un épisode au cours duquel une femme fait l’éloge de la mère de Jésus en disant : « Heureuse la femme qui t’a mis au monde et qui t’a allaité ! » Mais Jésus répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui y obéissent ! ». La Bible dit aussi dans 1Timothée 2:5 : « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus Christ ». Prier Dieu par l’intermédiaire de Marie ne figure pas dans la Bible.
Prier de manière répétitive
Il est courant pour les catholiques de répéter plusieurs fois à la suite, des prières telles que la salutation à Marie (faite uniquement par l’ange Gabriel) et le « Notre Père ». Cependant dans Matthieu 6:7, Jésus ordonne : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens qui s’imaginent qu’à force de paroles, ils seront exaucés ».
Le baptême des enfants
Dans le catholicisme, le baptême est entre autres, un sacrement pour les enfants en bas âge. S’il s’agit d’accepter Jésus-Christ comme sauveur, Marc 16:16 explique : « Celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ». Les enfants avant 8 ou 10 ans, peuvent-ils croire consciemment ? de plus, ce baptême se fait par aspersion. Tous les baptêmes à l’époque de Jésus se firent par immersion.
Les indulgences
Autrefois, les gens pouvaient littéralement payer l’Église pour obtenir la rémission de leurs péchés. Cette pratique est vaguement basée sur Matthieu 16:19 s’adressant à Pierre concernant un pouvoir de lier ou délier, mais la « vente » d’indulgences ne figure à aucun endroit dans la bible.
La transsubstantiation
Une doctrine qui prétend que le pain (ostie) et le vin sont transformés en « corps et sang du Christ ». Il y a effectivement symbole, mais non transformation. Les écritures disent : « faîtes ceci en souvenir de moi ! » (Luc 22 :19)
Autres points de doctrine qui ont été déclarés « conformes » et inclus dans la tradition catholique depuis sa création formelle en 325 après Jésus-Christ (Concile de Nicée), mais qui ne figurent pas dans la Bible
La Trinité, selon ce que disent les catholiques : Dieu, son fils Jésus-Christ et le Saint Esprit ayant la même essence divine forment un seul Dieu. Jésus parle très souvent de « son père » et annonce la venue du St Esprit. Ils sont présentés comme des personnages ou entités séparés. On peut comprendre le souhait de similitude avec l’alliance de deux époux qui forment un « seul corps », mais pas celui d’un seul dieu formé de trois personnes ou entités, sans entrer dans le polythéisme.
Les sept sacrements : Le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la réconciliation, l’onction des malades, l’ordination, le mariage ne sont pas tous pratiqués selon les principes émis par le Christ.
Le baptême par aspersion et non par immersion est pratiqué sur des nourrissons, incapables de comprendre l’enjeu de ce choix. Le premier baptême souvent appelé le « baptême de Jean Baptiste » n’est pas complet, puisqu’après avoir été lavé de nos péchés, nous devons recevoir l’assistance du « consolateur » ou Saint Esprit pour avancer en droiture dans la foi.
La cérémonie de la confirmation chez les catholiques est inventée et donc non conforme : Les premiers chrétiens recevaient le Saint Esprit par imposition des mains (Actes 8 :18).
L’eucharistie ou cérémonie de la « Sainte Cène » n’est pas conforme aux indications de Jésus.
La réconciliation qui suit la confession ne figure pas dans la Bible comme la liturgie de l’Église catholique la présente.
L’onction des malades était appelée autrefois : l’extrême onction et se réalisait sur des mourants avec une cérémonie non conforme avec la Bible – L’Église a décidé de changer le nom et la pratique = On ne peut modifier ainsi des sacrements selon des choix d’hommes.
L’ordination ne suit pas le principe énoncé par le Christ : Un apôtre, un évêque, un prêtre doivent être choisis et appelés par Dieu lui-même. Ce n’est jamais présenté comme une vocation qui donne effet de droit – On peut se sentir inspiré, mais tous les disciples des premiers jours ont reçu l’appel par imposition des mains d’apôtres choisis par le Christ. L’Église catholique réfute cette prérogative à ceux qui l’on reçu des apôtres, puisque l’autorité a disparu avec le dernier d’entre-eux (Jean).
La cérémonie de mariage est corrompue dans une pratique définie par des hommes selon un déroulement et des engagements non révélés par Dieu.
Où trouve-t-on dans les évangiles et les lettres des apôtres, le choix de ces sacrements, leur organisation et le déroulement tel que décidés par des hommes lors de Conciles ? L’Église catholique qui croit que la révélation a cessé avec la mort du dernier Apôtre, ne peut en aucun cas affirmer que le déroulement de ces pratiques est donc révélé par Dieu.
Cela est valable pour toutes les pratiques, de l’ordination jusqu’au catéchisme et la liturgie.
Il y a eu de très nombreux changements de pratiques et de croyances au cours des temps, ainsi que des abus d’autorité qui ont impacté des millions de personnes :
L’Inquisition, la conversion des peuples lointains considérés comme « sauvages » et parfois présentés comme « sans âme ». La bénédiction de soldats ennemis lors de conflits récents, des prises de position préjudiciables, des massacres de croyants d’autres religions, des abus de toutes sortes, y compris de la part du clergé, et surtout une interprétation des écritures qui analysée à la lumière des textes originaux et à la compréhension des enseignements, réfute l’origine certaine de l’Église dirigée par Pierre.
On peut noter que Pierre après avoir été martyrisé et remplacé par d’autres disciples, (considérés aujourd’hui comme « Papes ») sont dits avoir dirigé l’Église, pendant que Jean, un apôtre primordial, encore vivant (puisqu’il est mort en 98), recevait toujours des révélations de Dieu (voir Apocalypse) = Qu’est-ce qui est prédominant : Un disciple secondaire ou un apôtre recevant la révélation ?
Concernant le dogme catholique selon lequel Jésus a fondé son Église sur l’apôtre Pierre, revoyons cette écriture :
Jésus s’adressant aux apôtres :
15. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ?
16. Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant.
17. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon père qui est dans les cieux.
18. et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
19. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.
Matthieu 16:15-19 – (La Bible, Version Louis Segond, 1996)
L’Église Catholique fait un parallèle entre le nom de Simon devenu Pierre (Petrus en grec : la pierre) et l’appel qu’il aurait reçu pour prendre la direction de l’Église en tant que « fondation » de cette institution.
En Araméen Petrus se disait « Cephas » et ce prénom était déjà utilisé depuis des siècles dans diverses communautés. Ce n’est donc pas un nouveau nom figurant le « roc » que notre apôtre semble incarner.
Que dit Jésus à Simon Pierre ? : « Si tu sais que je suis le Christ, c’est parce que mon père te l’a révélé » … Pierre a donc reçu un témoignage de la divinité du Christ !
Quand Jésus lui dit enfin : « Et moi je te dis que tu es Pierre (l’apôtre), et que sur cette pierre (le témoignage de la divinité de Jésus) …je bâtirai mon Église » : il la bâtira sur la révélation !
En effet, ce n’est pas Simon Pierre qui est la fondation de l’Église, mais le Christ lui-même (Le Christ en est la pierre angulaire = 1 Pierre 2:4-6)
D’ailleurs, il donna à tous les apôtres les mêmes consignes : « et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » … Actes 1:8
Jésus-Christ est la pierre angulaire de l’Église, et ses disciples, les pierres vivantes, précieuses devant Dieu (1 Pierre 2:4) Ensemble, ils forment l’édifice de l’Église.
Pour aller plus loin, on peut penser que finalement l’Église s’est perdue, elle qui était normalement fondée sur la révélation : Celle-ci a finalement disparu après la mort de Jean le révélateur et l’Église sans dirigeants appelés de Dieu, a décrété qu’aucune nouvelle révélation ne serait donnée aux hommes. Elle a ainsi fondé ses nouveaux dogmes sur le principe de « la logique et de la tradition ».
La confusion s’est installée un temps, jusqu’au moment où l’Église catholique a tranché et donné sa version de l’événement relaté dans Matthieu 16 en instituant la « primauté pétrinienne », à l’origine des grands schismes.
Parmi les premiers docteurs de la foi ou personnalités importantes de cette Église, certains ont en effet déclaré :
« Le rocher sur lequel le Seigneur a fondé son Église n’était pas la personne de Pierre, mais bien la confession que l’apôtre avait faite » Justin Martyr – (100-165)
« Quand éclairé par le Père céleste, nous faisons la profession de foi que Pierre a faite, nous devenons la même chose que Pierre, c’est-à-dire que nous sommes proclamés bienheureux, comme il l’a été. Alors nous sommes faits Pierre et le Christ nous dit : « Tu es Pierre », attendu que tout disciple du Christ est une pierre. Si vous imaginez que toute l’Église a été fondée uniquement sur Pierre, que faîtes-vous de Jean et de chacun des apôtres ? Est-ce à Pierre seul que les clefs du royaume ont été donnée par le Seigneur ? » Origène – Comm. in Matthieu T.XII. op.vol.1. p.275 - (185-253)
« Pierre, prince des apôtres, a été pour nous comme une pierre solide sur laquelle la foi du Seigneur est appuyée comme sur un fondement, sur laquelle l’Église a été construite de toutes manières ; ce fut surtout parce qu’il confessa le Christ fils du Dieu vivant, qu’il entendit à son tour : Sur cette pierre de foi solide, j’édifierai mon Église ».
Épiphane - Haeres, 59 - (315-403)
« Il n’y a qu’un fondement immuable, c’est cette unique pierre confessée par la bouche de Pierre : Tu es le fils du Dieu vivant ; elle soutient sur elle autant d’arguments de la vérité que la perversité pourra agiter de question, et l’infidélité de calomnies »
Hilaire de Poitiers – de la trinité, liv. II, ch. XXIII - (315-367)
« Cette pierre, à savoir la foi de ta confession »
Jean Chrysostome – Homélie LIV, sur Saint Matthieu, Ouvres complètes, trad. J. Bareille, L.12, p.382 - (344-407)
« S’il est dit que l’Église est fondée sur Pierre, cela est dit tout autant des autres apôtres, car cette pierre c’était Christ.
Ainsi le Seigneur dit-il à Simon : Toi tu es Petrus, et sur cette pierre-là, je bâtirai mon Église : Qu’il avait fondé sur une ferme roche, laquelle est Christ »
Jérôme – Hieron, in Matth XVI. Petrus depetra, Fundata enim erat supra firmama, quae est Christus. Comm. in. PS. LX - (347-420)
« Les pierres doivent s’interpréter des prophètes et des apôtres. L’Église est la pierre fondée sur la pierre la plus solide » Adv. Jovin
« Ce fut au nom de tous que Pierre fit la confession de sa foi ; et ce fut afin de figurer en lui l’Église que le Seigneur lui donna le nom de Pierre. Christ est la pierre (petra) : le peuple chrétien est petrus.
C’est du nom de Pierre que le peuple chrétien se nomme : C’est aussi de la pierre que petrus est nommé.
C’est donc sur cette pierre que tu as reconnue, quand tu m’as dit : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant », que j’édifiera mon Église : C’est-à-dire que je l’édifierai sur moi-même, le fils du Dieu vivant. Je t’édifierai toi sur moi-même, et non pas moi sur toi. » Saint Augustin – Sermon LXXVI, in Matth 14, Sermon 270, in diem pentec. St Augustin – Œuvres complètes 1871, 1.16 p.546 – (354-430)
« Jésus donna le nom de pierre ou de roche, à la foi immuable de son disciple »
Cyrille d’Alexandrie – Comm. In Es lib. IV – (376-400)
Le dogme de la primauté de Pierre fut affirmé dès le 3e siècle après Jésus-Christ – Pourtant, aucun de ces Pères de l’Église qui expliquaient le contraire, n’a été désavoué.
On peut noter cette injonction dans 2 Pierre 3:15-16 :
15. croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée.
16. C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.
Ainsi, selon le principe qui a permis à Pierre de savoir que le Christ est le fils de Dieu, nous pouvons (au-delà de notre capacité humaine à comprendre les Écritures), chercher cette sagesse qui nous permet, avec le Saint Esprit, de connaître l’interprétation d’une Écriture difficile, en suivant ce qui est dit concernant la façon dont les apôtres sont envoyés dans le Monde, à la fin de 2 Corinthiens 1:12 :
« Non pas avec une sagesse humaine, mais avec la grâce de Dieu »
Rédacteur :
Vernus, servus Dei
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