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DES POSSIBILITÉS DE MARIAGE PLURAL AU MAROC, EN FRANCE ET DANS LES PAYS SIGNATAIRES DU PACTE DE 1966

14 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 août

En ce mois d’août 2026, l’actualité "people" de cet été, avec le mariage religieux selon le rite musulman traditionnel du rappeur français RK et de la franco-malienne Aya Nakamura, relance nos propos sur les possibilités juridiques du mariage plural.


En effet, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques a été adopté le 16 décembre 1966 par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans sa résolution 2200 A (XXI).


Au Maroc, il a été ratifié et est entré en vigueur le 13 septembre 1979. En France, il a été ratifié le 25 juin 1980. Il est entré en vigueur le 4 février 1981.


Au Maroc et en France, les Constitutions des 2 pays accordent la primauté au traité international dudit Pacte sur les droits internes.


L’article 18 du Pacte s’impose aux deux pays :


« 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement.


2. Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix.


3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet des seules restrictions prévues par la loi et qui sont nécessaires à la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publique, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui.


4. (…). Article 19 : (…).


En France, le catholicisme, religion très majoritaire, maintient, sans aucun souci juridique, la plupart des mariages religieux (du fait du principe canonique de l’indissolubilité des mariages catholiques), et ce malgré des divorces civils et des éventuels remariages civils.


Cette situation prouve bien juridiquement, qu’en présence d'un remariage civil, il peut coexister, chez une même personne, au-moins un autre mariage religieux malikite, mormon ou autre : une personne mariée au civil, non divorcée, peut être mariée en religion avec une autre personne que celle avec laquelle elle est mariée au civil.


La liberté des religions malikite, mormone et autres, enseignant le mariage plural traditionnel, est donc préservée. Amen !


Frère Yves 14 août 2026

 
 
 

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