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DE LA MISERICORDE !

  • 12 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 21 heures

En France, dès les années 1972-1973, une "âme privilégiée" (selon la terminologie traditionnelle catholique chrétienne ; nous dirions davantage "révélatrice" si nous utilisions une autre terminologie) commence à recevoir des messages du Ciel venant davantage de Jésus-Christ que de Dieu. Mais, comme, selon la sainte trinité catholique, le Fils, le Père et le Saint-Esprit ne font qu’un, nous pouvons considérer que ces messages reçus sont bien d’origine divine, notre Dieu, Père Céleste. D’ailleurs, l’un des messages le dit. Cette honorable dame va écrire lesdits messages, d’abord, sur un petit carnet à spirales puis, ensuite, elle passera à des formats plus grands, des blocs de papier.


En 1974, une voisine, rare confidente sur le sujet des révélations privées faites à l'âme précitée, souhaite rendre publics ces messages qui restaient dans un tiroir de bureau... Avec l’accord de la dame privilégiée, des extraits seront sélectionnés, classés par thèmes et publiés, par ladite voisine, à 1.000 exemplaires, sous anonymat, dans un livret de 205 pages, intitulé "Message d’Amour et de Miséricorde" et avec pour sous-titre "Oeuvre de Rédemption", le tout au singulier alors que nous sommes en présence de très nombreux messages divins, au pluriel, qui seront dits, plus tard, en abrégé, MAM, le "Message". Dans la suite de cette même année 1974, une autre amie de l’âme révélatrice va rééditer, cette fois-ci en 10.000 exemplaires, sous les mêmes titre et sous-titre, ledit "Message" en 205 pages en format In-16 broché. L’éditeur sera le Centre Marial domicilié au Moulin de Rouillon aux Montils (Loir-et-Cher) qui semble avoir disparu de nos jours. Mais, en 1977, le Centre Marial précité existait toujours et va éditer une "suite et fin" dudit "Message" avec les mêmes titre et sous-titre. L’impression par l’imprimerie Jacques Kayser de Montsûrs (Mayenne) fera la part belle à des textes entiers soit 31 pages agrafées en format In-8 broché et non plus sous forme d’extraits. Cette imprimerie ne fut donc peut-être pas la même que celle de 1974... Peu importe... Contactée par nous-même, l’imprimerie, toujours existante de nos jours, n’a pas pu nous renseigner ; son fondateur étant décédé.


Depuis 1977, d’autres révélations privées ont été faites et retranscrites, pour certaines datant de 2011 et 2016 dont nous avons eu connaissance, dans divers fichiers informatiques très bien dactylographiés. Dans tous les cas, depuis le 19ième siècle, de nombreux ouvrages ont été écrits sur la Rédemption, sous-titre du "Message". Par contre, dans le début des années 70, peu de réflexion sur la Miséricorde à l’exception du Petit Journal de Soeur Faustine qui n’a pas du influencer le titre du "Message" car il faudra attendre 1978 pour que soit rendue publique la propagation du culte de la Miséricorde Divine de ladite Soeur dont l’interdiction fut alors révoquée (II). En effet, la Miséricorde dans le titre du "Message" est bien également d'origine divine et d'inspiration biblique. Nous analyserons ci-après la Miséricorde grâce à l’ouvrage de 2024 d’Etienne Dumoulin (I).


I - FONDEMENTS POUR UNE THEOLOGIE DE LA MISÉRICORDE


En effet, il faudra attendre 2024 pour que l’ouvrage sur lesdits fondements, paru aux Editions du Cerf, mette en évidence les réflexions d’Augustin et de Thomas d’Aquin. En effet, ce n’est qu’en 2024 que nous sommes informés par Etienne Dumoulin que la Miséricorde a fait l’objet d'importants travaux de la part desdits saints.


Par contre, nous apprenons aussi que la Très Sainte Bible fait référence 354 fois à la Miséricorde. Cette inspiration et connaissance bibliques, et donc l'origine divine du titre du "Message", sont bien antérieurs aux deux penseurs précités dont les travaux sur la Miséricorde ne viennent d’être publiés, rappelons-le, qu’en 2024 !


Fort de cette source biblique, Etienne Dumoulin va nous faire découvir plus en profondeur la question de la Miséricorde de Dieu, si longtemps négligée par toutes les églises chrétiennes (catholiques, protestantes, etc).


Tout d’abord, la Miséricorde est un effet, une conséquence de l’Amour divin. D’ailleurs, le titre du "Message" parle en premier lieu de l’Amour avant de citer la Miséricorde. Mais, cette dernière va au-delà de la Justice divine. La Justice est un dû. La Miséricorde est un don. Par Miséricorde est octroyé davantage que ce qui est dû en Justice.


Ensuite, la Miséricorde de Dieu est la racine de toutes ses oeuvres. D’ailleurs, le sous-titre du "Message" parle de l’Oeuvre de Rédemption. Etienne Dumoulin cite souvent l’Oeuvre de la Création mais nous pourrions associer la Miséricorde divine à bien d’autres Oeuvres de Dieu. "Sa miséricorde est pour toutes ses oeuvres".


La Miséricorde est une attribution, une qualité en propre de Dieu. En effet, la miséricorde humaine n’est pas perfection. "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux " (Luc, chapitre 6, verset 36).


Enfin, il convient de distinguer le Pardon de la Miséricorde car il convient de ne pas confondre le mal commis volontairement (mal de faute appelant au Pardon à condition que le mal soit regretté. Ainsi, le repentir peut recevoir le Pardon divin qui serait alors la manifestation de la Miséricorde divine la plus élevée compte tenu de la faute volontaire) à ne pas confondre du mal subi involontairement qui est donc synonyme de misère (mal de peine qui appelle inconditionnellement, automatiquement et directement à la Miséricorde divine).


II - PROPAGATION DU CULTE DE LA MISERICORDE DIVINE


En 1980, après la levée de 1978 de l’interdiction de la propagation publique du culte de la Miséricorde Divine reçue par Soeur Faustine, Jean-Paul II reprend le thème de la Miséricorde dans son encyclique "Dives in misericordia" et déclare le premier dimanche apŕès Pâques "dimanche de la divine miséricorde". A partir de ces années 80, de très nombreux ouvrages paraîtront sur le thème.


En 1981, le Petit Journal de Soeur Faustine est publié bien postérieurement au "Message" de 1974 dont l'origine est tout aussi divine et biblique que le "Petit Journal".


La béatification de la Soeur a eu lieu en 1993 et sa canonisation en l’an 2000. En 2005, ce fut la première édition des Lettres de Sainte Faustine. A voir : le site soeurfaustine.fr


Le 13 mars 2013, lors du premier jour de son pontificat, François fait de la Miséricorde le thème central de l’évangélisation qui lui tenait à coeur et proclame l’année 2015-2016 "Jubilé extraordinaire de la Miséricorde". AMEN !


Frère Yves 25 février 2026





 
 
 

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